Nouvelle Gendarmerie : 2 fois plus efficace !

Communiqué de presse - le 18 février 2001
dimanche 18 février 2001.
 
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Do not disturb !

Rebondissement dans l’affaire Pascal Marchand ce militant du Collectif Contre les Expulsions condamné par défaut à un an de prison ferme avec arrestation immédiate le 26 janvier dernier pour une manifestation pacifique devant le centre fermé 127 Bis de Steenokkerzeel le 3 octobre 99 lors de l’expulsion collective de Tziganes.

Pour rappel, il a été libéré le vendredi 9 février après 10 jours d’incarcération suite à son opposition devant la 50° chambre. Un comité s’était mis en place dès son arrestation pour dénoncer la criminalisation des mouvements sociaux et ses conditions de détention (passage à tabac par les gardiens de la prison de Forest et violence lors de son arrestation).

Les faits :

Ce matin, dimanche 18 février à 9 heures, la police de Schaerbeek s’est à nouveau présenté à son domicile. Sous le faux prétexte d’une convocation à lui remettre, ils se sont fait ouvrir la porte pour ensuite lui signifier une ordonnance de capture. Stupéfaction de la part de Pascal Marchand. Dans sa tête, tout se bouscule et les images de son arrestation et celles de son incarcération lui reviennent en pleine figure.

Il refuse catégoriquement de les suivre. S’en suit une joute verbale. Après quelques palabres, celui-ci comprend qu’il s’agit de la même condamnation (celle du 26 janvier). Les policiers lui demandent alors une attestation de dé-signalement, papier qui ne lui a jamais été remis (alors que la gendarmerie est légalement tenue de le faire) et qui seul prouve l’annulation des poursuites à son encontre. Sans document officiel, P. Marchand leur propose de leur montrer les articles de presse écrits suite à sa libération ce 9 février dernier. Refus des policiers. Après de longues minutes d’angoisse, les policiers consultent leur dispatching et finalement, tout rentre dans l’ordre.

Si cette histoire se termine bien, on peut se demander ce qui arrivera si Pascal Marchand se fait encore contrôler ultérieurement. Manifestement, alors qu’il a été déclaré libre par le pouvoir judiciaire, administrativement il est toujours fiché au BCS avec ordonnance de capture immédiate. Demain, des policiers, où n’importe quel représentant des force de l’ordre du royaume pourraient se représenter à son domicile, le contrôler dans la rue ou sur la route.

On peut aussi se demander à quoi ont servi les réformes de la justice et de la police si d’aussi grossiers dysfonctionnements sont encore possibles ?

Pascal Marchand et le Collectif contre les Expulsions dénoncent une fois de plus les pratiques de l’état policier. Pratique de harcèlement à l’encontre d’un militant politique qui selon les propres termes de la loi est libre.

Collectif Contre les Expulsions


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