Un an de prison pour délit de solidarité !

Communiqué de presse - le 2 février 2001
vendredi 2 février 2001.
 

Acquittement pour Pascal Marchand !

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Circulez, ya rien à voir !

Ce mardi 30 janvier, vers 22h30, Monsieur Pascal Marchand, un membre du Collectif contre les Expulsions, a été interpellé à son domicile et écroué à la prison de Forest, en application d’un jugement rendu par défaut par la 50ème chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles. Pascal Marchand a été condamné le vendredi 26 janvier à une peine d’un an de prison ferme pour des accusations de coups et blessures, de tentative de vol et de destruction de matériel.

Les faits ? Une manifestation devant le centre 127bis de Steenokkerzeel, le 3 octobre 1999, pour dénoncer l’expulsion collective de tziganes.
Les incidents ? Pascal Marchand ne reconnaît pas les faits qui lui sont reprochés. Un an de prison pour s’être solidarisé avec des réfugiés que la gendarmerie a marqués à même la peau avant de les déporter...
Pascal Marchand, ne reconnaît pas ce jugement et se considère donc comme prisonnier politique. Il refuse en conséquence de se soumettre à ce type d’autorité et a entamé dès son incarcération une grève de la faim
.
En réaction, les autorités pénitentiaires de Forest se livrent à une entreprise de démolition ; depuis son arrivée, Pascal Marchand est tenu au secret en "cellule de réflexion", le mitard, et régulièrement passé à tabac. Il présente de nombreuses marques de coups sur le visage et se plaint de diverses douleurs sur le corps. Un médecin se rendra sur place ce vendredi 2 février pour procéder à une expertise. La prison de Forest est par ailleurs connue pour ses pratiques violentes (cf. la DH du 12-1-01)

En attendant de faire casser le jugement (l’audience devrait intervenir la semaine prochaine), Pascal Marchand restera en prison. Nous rendons le directeur de l’établissement et le ministre de la justice directement responsables du sort de Pascal et nous nous réservons le droit d’intenter les actions qui pourraient s’avérer nécessaires.

Nous sommes confrontés à un nouveau cas de criminalisation d’un mouvement social. Pour rappel, le CCLE a fait l’objet de nombreuses tentatives d’intimidations de la part des autorités judiciaires et policières et beaucoup de ses membres demeurent sous le coup d’une inculpation. Cette affaire démontre une nouvelle fois que nous vivons dans un Etat où la répression l’emporte sur la démocratie.

Nous soutenons notre compagnon dans sa grève de la faim et incitons une nouvelle fois à la désobéissance civile face à une violence exercée par des organismes d’Etat, qui touche tous les détenus, qu’ils fussent de droit commun, politiques ou sans papiers ; ils sont victimes des même logiques de "surveillance et de punition".

Nous exigeons des autorités "compétentes" la libération de Pascal Marchand, l’abandon de tous les chefs d’inculpation et la reconnaissance du caractère politique de sa condamnation.

Collectif Contre les Expulsions


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